Publié par : pascalbaptiste50 | 9 février 2016

Communication du mercredi 6 janvier 2016. Première partie de la communication du Docteur Pascal BAPTISTE : La carte de visite

 

 

 

 

1ère communication

LA CARTE DE VISITE

Une histoire, un savoir vivre, de multiples utilités

 

 

Dans tous les cas, la carte de visite crée des liens très particuliers entre deux personnes, des liens qui peuvent aller de la simple politesse à la grande affection et qui répondent à une histoire, un code, des règles, un savoir-vivre, mais qui n’empêchent pas une grande liberté d’expression. La présentation, le texte, l’écriture ont souvent une signification. La carte de visite a une fonction sociale, elle unit le très grand au très petit dans la mesure où peu d’éléments, en dehors du nom et des titres, différencient la carte de visite d’un inconnu d’avec celle d’une célébrité nationale.Il est des cartes de visite que l’on a plaisir à trouver chez soi, d’autres beaucoup moins.

Dans notre exposé, nous nous cantonnerons à la carte de visite sur laquelle on peut écrire, en ne disant que quelques mots de la carte de visite de petit format souvent illustrée dont l’usage est essentiellement publicitaire ou professionnel.

 

 

 

Quelques mots d’histoire…

 

 

 

L’usage des cartes de visite s’est répandu au début surtout à l’occasion des vœux du Nouvel An. Jusqu’au XVIIe siècle, les visites se rendaient toujours en personne. Les gens de qualité se contentaient souvent d’aller s’inscrire sur le registre ouvert dans la loge du suisse. Pourtant, des industriels montèrent diverses agences qui, contre la modique somme de deux sols, mettaient à votre disposition un gentilhomme en sévère tenue noire, lequel, l’épée au côté, se chargeait d’aller présenter vos compliments à domicile. Progressivement vint la coutume de glisser des « billets de visite ».

 

Pour ces cartes de visite, on utilisa souvent à cet effet le dos d’une carte à jouer. Mais on éprouva vite, comme aujourd’hui, le désir de leur donner une allure plus personnelle, plus artistique. Ainsi se multiplient les guirlandes ou couronnes de fleurs, les sujets allégoriques, que ne dédaignent pas de signer les illustrateurs en renom du XVIIIe siècle : Cochin, Moreau, Eisen. Les graveurs de la rue Saint-Jacques ou de la rue Galande à Paris s’en donnent à cœur joie en proposant dans leurs cartons des modèles de cadres tout faits sur lesquels ils se chargent de graver les noms du Tout Paris. Tous les attributs des métiers figurent en couronne : casques, drapeaux, cuirasses pour les officiers de sa majesté, châteaux et fermes bien garnis pour MM les fermiers généraux, chars antiques et chevaux pour les maîtres de poste.

La carte « pour visite » commence donc à devenir une institution vers le milieu du XVIIIe siècle où l’on s’envoie réciproquement des cartes par domestiques interposés.

Sous Louis-Philippe, les images décorées font place à la carte typographique telle qu’elle est parvenue jusqu’à nous : seuls varient la dimension, la gravure ou l’impression, le bristol, le vélin,

Sur ces cartes qui, envoyées par la poste ou déposées cornées chez le destinataire, tenait lieu de « visite », d’où leur nom, on a pris l’habitude d’ajouter quelques mots manuscrits, puis progressivement une véritable correspondance.

La grande époque de la carte de visite est née.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le format et le texte imprimé

 

 

Le format

 

Au cours des ans, la taille des cartes de visite a eu plutôt tendance à augmenter. Elles ont commencé très petites, ne dépassant pas cinq centimètres de longueur avant de croître régulièrement. La taille minimale est aujourd’hui fixée en théorie par le service des Postes qui impose comme limites inférieures d’un envoi postal 14 x 9 cm. En fait, la longueur habituelle des cartes de visite de nos jours est de 13 cm pour la carte de visite classique et de 15 cm pour la carte grand format plus souvent réservée à l’écriture.

 

L’habitude d’entourer la carte d’un liseré noir en cas de deuil est tombée en désuétude.

 

 

 

 

Le texte imprimé

 

Tout en répondant à certaines règles, la présentation du texte imprimé ou gravé laisse une grande liberté à chacun.

La carte comporte au minimum le prénom et le nom auxquels peuvent s’ajouter  les titres juste au-dessous. Selon le but fixé, l’adresse et le numéro de téléphone sont éventuellement inscrits dans le bas de la carte.

Les inscriptions imprimées répondent à des règles assez classiques auxquelles peu dérogent, encore que les temps actuels autorisent certaines libertés qui n’étaient pas de mise autrefois. Les cartes professionnelles ne répondent pas aux mêmes règles protocolaires que les cartes privées. Il est possible d’y mentionner plusieurs titres ou diplômes et d’utiliser des abréviations et sigles divers dès lors qu’ils peuvent être utiles au correspondant.

 

-Sur une carte privée, un homme marque son prénom et son nom, jamais précédés de monsieur. Il est possible de les faire suivre par un titre universitaire ou professionnel ou par une distinction éminente, type « de l’Académie française », ou « de l’Institut ». On évitera de multiplier les titres. De même, les décorations ne sont pas mentionnées.

 

-Une femme mariée écrira Madame, Mme en abrégé ou non, suivi du prénom de son mari et de son nom d’épouse.

 

-Une jeune fille n’inscrira que ses seuls prénom et nom, sans autre indication, sans mademoiselle devant, et sans adresse.

 

-Les couples indiqueront M. et Mme suivi ou nom du prénom du mari, surtout si plusieurs membres de la même famille habitent à la même adresse.

 

-Dans la noblesse, le titre nobiliaire précède le prénom et le nom, mais on n’écrit jamais M. ou Mme. En revanche, le titre peut être ou non précédé de l’article défini.

 

-Pour les militaires, le grade est généralement indiqué devant le nom s’il est élevé. De même pour les titres civils. Les professeurs de l’enseignement supérieur indiqueront « le professeur et madame X », madame étant alors écrit en toutes lettres. Le titre de docteur n’est mentionné en France que pour les seuls médecins, chirurgiens-dentistes et vétérinaires. Pour les autres grades et titres, ils sont indiqués sous le nom

 

-Dans la haute hiérarchie religieuse, les cardinaux mentionnent habituellement leur nom alors que les évêques sont plus anonymement l’évêque de leur diocèse.

 

Pascal BAPTISTE

 

(suite de la communication le mercredi 2 mars 2016)

 

 

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