Publié par : pascalbaptiste50 | 3 novembre 2015

Communication du mercredi 7 octobre 2015. Deuxième partie de la communication de M. François ROSSET sur Proust : Un Phare invisible

Un phare invisible
Marcel Proust éclaire l’âme humaine comme un phare éclaire ce qui est dans l’ombre, mais sa lumière, cachée par le brouillard de la légende qui l’entoure, est invisible.
Auteur fortuné ayant pu se consacrer à l’écriture dès sa jeunesse, Proust est un auteur prolifique : articles, chroniques, recueil de nouvelles: Les Plaisirs et les jours, pastiches, traductions de Ruskin, puis un roman,  Jean Santeuil, et enfin Contre Sainte Beuve, esquisse de son grand livre, tous deux publiés longtemps après sa mort.
Tous ces travaux précèdent le grand roman de Proust, considéré par les milieux littéraires et universitaires comme le plus grand livre de la littérature française de tous les temps: A la Recherche du temps perdu.
A la fois comédie humaine, roman d’initiation (comment le narrateur devient écrivain), anti roman d’amour (rarement partagé, l’amour est possessif et étouffant et débouche souvent sur la solitude), roman psychologique (l’étude de la jalousie n’a peut-être jamais été poussée à une telle profondeur, qu’il s’agisse de Swann dans Du Côté de chez Swann ou du narrateur dans La Prisonnière et dans Albertine disparue), roman pour partie autobiographique, roman historique avec l’affaire Dreyfus et la Première Guerre mondiale, roman de la mémoire avec la mémoire involontaire : la petite madeleine trempée dans du thé agit comme une épiphanie en faisant resurgir tout le passé du narrateur, roman du temps qui déforme les personnages, leur façon de penser, la société et les couches sociales.
La maladie et la mort, l’homosexualité sont des thèmes récurrents du roman sur fond de pessimisme, ce qui n’exclut pas des passages hautement comiques.  Proust livre une réflexion sur l”art qui seul permet le salut, avec la création d’un écrivain, Bergotte, d’un peintre, Elstir, d’un musicien, Vinteuil, d’une tragédienne, la Berma, la Recherche apparaît ainsi comme un traité d’esthétique.
Ecrit dans un style très personnel, foisonnant d’ incidentes et de digressions parfois longues, la phrase proustienne s’étire et recèle de nombreuses métaphores qui la rendent encore plus poétique.
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