Publié par : marcletourps | 4 octobre 2013

René TOURENQ dit « Montgranier » Un soutier de la Résistance

lNé à Esnery Hallon (Somme)
lSon père originaire le 28 Août 1912 de l’Ariège, a été nommé géomètre dans la Somme.
l1914-1918 Famille évacuée vers l’Ariège, le père est à la guerre. (5 citations)
lEtudes primaires et secondaires jusqu’en 3ème au lycée Mariette de Boulogne sur Mer.
lEn 1927, René Tourenq entre au lycée Condorcet à Paris car son père est affecté à Paris.
lIl passe son baccalauréat en 1928 et bac philosophie en 1929
Etudes
lEn 1930 il intègre hypokhagne, 1931 khagne mais ne présente pas le concours de l’Ecole Normale Supérieure.
lPasse sa licence de lettres classiques.
lDiplôme d’études supérieures de langues classiques en vue de passer l’agrégation.
l5 Août 1937 mariage avec Gabrielle Hérard .
Période militaire
l1937-1938 service militaire : Incorporé le 19 Octobre 1937 à Dreux, puis Saint-Denis (EOR).
lNommé Sous-Lieutenant de réserve en Octobre 1938. Rejoint ses foyers, le collège de Dieuze en Moselle comme professeur de latin-grec pour y préparer l’agrégation, mais la guerre est déclarée.
lVolontaire pour l’infanterie Coloniale
lGuerre 1939-1940 : Sous-lieutenant au 6ème R.I.C.M.S (Régiment d’infanterie colonial mixte Sénégalais)
La guerre

lDepuis le 17 mai son bataillon résiste à de violentes attaques allemandes  dans les bois  de Saint-Pierremont (Ardennes).

l21 mai 1940 à 7 heures : intense bombardement allemand suivi d’une attaque en plusieurs vagues. La section Tourenq débordée se replie pour pouvoir contre-attaquer. Le sous-lieutenant Tourenq est grièvement blessé. Il se lance à l’assaut suivi de ses hommes mais est fauché dès le début de la contre-attaque.
lGrièvement blessé, 2 tirailleurs Sénégalais vont le récupérer sous le feu de l’ennemi. Perdant son sang en abondance est emmené au poste de secours où les premiers soins lui sont donnés.
lConsidéré comme perdu est évacué vers l’arrière.

Rappel chronologique

l23 aout 1939: pacte non-agression germano-soviétique
l18 Juin 1940 : Appel du Général de Gaulle.
l22 Juin 1940 : Signature de l’armistice avec l’Allemagne..
lDécembre 1940 : Création de l’Organisation Civile et Militaire (OCM)
l22 Juin 1941 : Opération Barbarossa
l7 Décembre 1941 : Entrée en guerre des E.U.
lFévrier 1942 : Création des Francs-Tireurs Partisans (FTP)

l8 Novembre 1942 : Débarquement Anglo-Américains en  Afrique du Nord.
l11 Novembre 1942 : Les allemands envahissent la zone sud.
l21 Février 1943 : De Gaulle ordonne de créer un CNR.
l1 Février 1944 : Création des FFI.
l6 Juin 1944 : Débarquement alliés en Normandie.
l19 Août 1944 : Début de l’insurrection parisienne.
l25 Août 1944 : Forces allemandes capitulent à Paris.

Premier contact avec Félix Amiot

lEn Décembre 1940, alors qu’il est en convalescence,  se rend à Vichy où il rencontre des amis dont Madame Lamazou Betbeder auxquels il confie qu’il souhaite trouver un emploi lui permettant de continuer la lutte contre l’envahisseur.
lUne heure plus tard, ses amis le présentaient à Monsieur Félix Amiot qui lui expliqua la voie qu’il avait résolu de suivre dans la lutte clandestine active.

Projets de Félix Amiot

lTenter d’empêcher la construction envisagée par les allemands de ses propres bombardiers.
lTenter de faire détruire ceux qui sont déjà construits en Juin 1940.
lFaire l’impossible par la suite pour éviter la construction dans ses usines d’avions de guerre et y retarder toute production aéronautique quelconque jusqu’au moment où l’ Angleterre aurait rattrapé son retard.
lEnfin, prévoyant une occupation longue, il était de son devoir de s’occuper et faire vivre le maximum de familles ouvrières.

DRH chez Amiot

lAvril 1941 : A la fin de sa convalescence il rejoint Paris car il a accepté de travailler à  la SCEM Amiot pour mettre sur pied tout un programme d’assistance sociale.
l1942  : Directeur des services sociaux.
lIl va donc être très près de Félix Amiot et il assistera à la lutte que celui va mener sans faiblir pour réaliser le plan qu’il s’était fixé :
– Sauver des mains des allemands les parfumeries Bourgeois et Chanel.
– Retarder jusqu’en Juin 1942 la sortie du premier avion de transport JU52.

Comité Social de la SECM

lFin 1942 Mr Amiot se consacra uniquement aux questions sociales et à aider la Résistance car il ne pouvait plus freiner la construction des JU52   la direction allemande ayant été renforcée.
lTourenq est chargé:
– ravitaillement du personnel
– surveillance médicale et lutte contre tuberculose
– assistance aux prisonniers
– formation professionnelle et protection de la jeunesse
-entraide sociale par création d ‘une mutuelle

Activités dans la Résistance

lSuivant les instructions de Félix Amiot, il apporte toute l’aide possible aux victimes de l’oppression allemande en utilisant les papiers de la SECM pour embaucher réellement ou fictivement des prisonniers évadés, des résistants traqués, des Juifs, des personnes du STO et des pilotes anglais.
lGrâce à un inspecteur de police Émile Bienvenu et un contrôleur à l’office régional du travail de Paris il peut réaliser de fausses cartes d’identité.
lSera interrogé par la gestapo qui le soupçonne d’activités anti-allemandes. Aucune charge retenue.

lEn 1943, se rend 2 fois clandestinement à Genève pour contacter les services de renseignements alliés.
lIl adresse des renseignements sur fabrication V1 dans région parisienne, correspond jusqu’en Avril 1944 avec la Suisse, le Portugal, l’Angleterre et les EU. Les renseignements sont transmis par un personnel de la gare d’Annemasse.
lParticipe aux filières des évasions vers l’Espagne et aux relevés des défenses allemandes en Bretagne et en région parisienne.
lEnfin, il transmet à la Résistance parisienne les fonds que lui remet F. Amiot.

Combat pour la libération de Paris

lAppartient à l’OCM du XVIIIème arrondissement  depuis 1942.
lDu 17 au 25 Août 1944, il participe à toutes les actions du groupe dont il est le chef:
– Attaque d’un convoi place Clichy, récupération d’armes prises aux allemands.
– Il fait prisonnier Paul Chacke, président du cercle Aryen, et récupère la liste des membres de ce cercle.

La bataille des toits de Paris

lLe 26 Août au matin, il se rend à Pantin en vélomoteur avec un de ses hommes afin de vérifier si les troupes allemandes battent en retraite. Après avoir franchi leurs postes avancés ils constatent qu’il n’en est rien.
lAu retour vers Paris il s’aperçoit qu’il n’existe entre les allemands et Paris aucune ligne de front. Toute la population parisienne se dirige vers la Concorde où le général de Gaulle se rend.
lIl décide d’y aller lui aussi. Passant devant l’automobile club rue Royale il butte sur 2 haies de 5 solides gaillards qui encadrent la porte d’entrée…..

lPar cette porte pénètrent de nombreux hommes présentant des cartes d’identités et des femmes à l’allure munichoise.
lEn plaisantant il demande à l’un d’eux si il y a une place pour lui au balcon. La réponse est négative et brutale. Il examine alors ces gorilles et se rend compte que manifestement ce sont des allemands.
lIl se dirige alors vers 4 chars  qui sont là sur la place. Il explique au chef de peloton  qu’il se trame quelque chose au niveau du balcon. On ne le prend pas au sérieux toutefois on lui dit d’aller voir un des chefs de chars qui fera ce qu’il demande.

Arrestation

lLe 6 Septembre 1944, au matin il est arrêté sur ordre du ministre de l’air Grenier, en même temps que Félix Amiot et Philippe Lechères, secrétaire général de la SECM. Le motif est que Mr Amiot a dépassé le programme des commandes exigées par les allemands et que Mr Tourenq aurait servi de paravent à Mr Amiot.
lDe plus Mr Tourenq est accusé d’activités antisociales et anti-ouvrières. Tourenq est incarcéré.

lAprès la guerre, Félix Amiot va envoyer Tourenq en Algérie.
lEn effet : Fin 1941 Felix Amiot, avait par prudence fait acheter un domaine agricole pour servir de refuge à ses collaborateurs et aux siens. L’achat conclu, aucun document n’était parvenu. Le 8 novembre 1942 les Anglo-Américains débarquaient en AFN.
l19 mars 1946 Tourenq embarque à Port-Vendres pour Alger.
lMission: étude possibilité extension-exploitation des 2 domaines situés à Chebli et El Affroun. Chebli ( 250 hectares ) 20 km Alger, El Affroun ( 350 hectares ) 120 km Alger.

lSe rendra 4 fois par an là-bas et mettra le domaine en valeur : agrumes et raisin muscat.
lL’affaire étant devenue prospère, Amiot y met son neveu Michel.
lIl n’en profita pas longtemps, Amiot lors des négociations avec les Wertheimer, leur donnant le domaine dans le règlement final.

Prospection au Maroc

lEn février 1947, Amiot l’envoie prospecter le Maroc pour y trouver un domaine agricole d’une relative importance, de l’ordre de 70 millions de francs, destiné à un chantier naval que le groupe désirait construire.
lIl est muni de 2 recommandations, l’une de Loustaunau-Lacau pour le directeur de cabinet du Résident Général et l’autre du dr Raulot Lapointe pour Salah Rachid conseiller du Sultan.
lL’achat ne se fera pas.
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Responses

  1. […] Etudes primaires et secondaires jusqu’en 3ème au lycée Mariette de Boulogne sur Mer. En 1927, René Tourenq entre au lycée Condorcet à Paris car son père est affecté à Paris.Il passe son baccalauréat en 1928 et bac philosophie en 1929  […]


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